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__________________________________________________________________________________________

+
et supérieur
pour qualifier un numéro de version de produit.

1936

l'an 1 de l'informatique : d'un côté Konrad ZUSE construit en Allemagne le premier protoptype d'ordinateur, le Z1, tandis que de l'autre Alan TURING au Royaume-Uni conçoit la machine universelle, purement théorique ; partant de deux niveaux diamétralement opposés, le concret pour l'un et le théorique pour l'autre, ils se dirigent indépendamment vers l'invention de l'ordinateur qu'ils créeront tous deux dans quelques années, chacun ignorant alors totalement les travaux de l'autre ; voir les entrées correspondantes.

1941

l'an 1 de l'ordinateur : année de la construction du Z3 de ZUSE, calculateur électromécanique numérique, le premier piloté par programme enregistré, ce qui en faisait le premier véritable ordinateur au monde, bien que méconnu alors hors de l'Allemagne.

1946

année de la création du premier langage informatique de haut niveau, Plankalkül, par l’Allemand Konrad ZUSE, utilisé ensuite sur ses différentes machines depuis le Z4 en 1950.

1946

année de la publication par von NEUMANN aux États-Unis de son rapport décrivant l'architecture moderne d'un ordinateur ; depuis, tous l'utilisent, reprenant sans le savoir la réalisation antérieure de ZUSE, voir ce nom

1949

année de la conception du parallélisme et du début de la construction de l'ordinateur soviétique de deuxième génération MESM par Sergeï Alekseevitch LEBEDEV ; le modèle BESM-6 de 1964 sera en son temps le plus puissant ordinateur du monde, surpassant les super-ordinateurs Control Data d'alors.

1969

année de la création à l'UCLA, Californie, États-Unis, du premier noeud du réseau qui deviendra par la suite Internet, voir ce nom

1970 +

les années 1970, celles de l’invention au PARC de XEROX de la souris, des fenêtres, des menus déroulants, du réseau local Ethernet, etc... Concrétisées dans le Star 8010 conçu en 1977 et en vente depuis 1980, ces idées originales ont ensuite été reprises par Apple, Microsoft et le monde Unix avec un grand succès commercial.

1999

année de la découverte des premiers virus spécifiques au langage Java.

2000

année du krach de la bourse des valeurs de techniques de pointe, à NEW YORK comme à PARIS et ailleurs, plus précisément au printemps pour le NASDAQ, les autres ayant suivi la tendance ; il est vrai que les anticipations du marché avaient valorisé les entreprises en phase de démarrage, voir start up, à des multiples de 20 à 50 fois (voire davantage) leurs pertes, non leurs bénéfices, contrairement à l'usage boursier. Ainsi, le NASDAQ repassait le 22 mai en dessous de son indice d'un an auparavant.
     Quelques petits porteurs d'actions ont bu le bouillon à l'occasion, eux qui n'avaient pas voulu se remémorer le proverbe de la Bourse : les arbres ne montent pas jusqu'au ciel ! En même temps, de nombreuses entreprises commerçant sur Internet, voir dot.com, obtenaient des résultats nettement moins bons que prévu et licenciaient leur personnel ou tombaient même en faillite.
     C'est peut-être là le vrai problème de l'an 2000, voir Y2K.

address
adresse
avec un seul « D » en français : adresse physique, logicielle, en mémoire vive ; ou adresse logique ; dans le cas général, c'est l'emplacement en mémoire où est enregistrée l'information.

backup
sauvegarde
certains disent reprise en secours ; appelée également copie, double, duplication, référence, mais aussi réserve, secours, système de secours, dit système en réserve chez Dell.
     Traduite par sauvegarde informatique, sauvegarde, chez IBM qui la définit comme, en sécurité informatique, l'opération consistant à recopier des ensembles d'informations afin d'éviter leur perte systématique ou accidentelle ; elle donne pour synonymes data backup, safeguard.
     Elle est destinée à mettre en sécurité un exemplaire des données et éventuellement des programmes, hors du site si possible ; dite également copie de sauvegarde, même dans le vocabulaire de Microsoft qui l’appelait précédemment copie de secours. Ne pas confondre avec mais voir également mirror site, replication, archiving. La notion clé est l'emploi d'un moyen physiquement distinct, voire différent, si possible distant, à un emplacement différent de celui de l'ordinateur porteur des données en cause ; on pratique ainsi la division des risques.
     C’est au mieux un système ou une installation complète, au minimum une copie de données de secours, destinés à servir dans certains cas d’anomalie de fonctionnement ; la CIT précise que le secours informatique est constitué de l’ensemble des services (je dirais plutôt des moyens, au sens le plus large) permettant d’assurer la surveillance et la continuité des centres informatiques afin d’en prévenir ou d’en pallier les interruptions accidentelles (j’ajouterais : ou non). La première est globale, les suivantes sont des mises à jour.

bit
élément binaire
     L’ISO l’a défini comme l’un des chiffres 0 et 1 lorsqu’il est employé en numération binaire ; elle proscrit son usage dans le sens d’unité binaire de quantité d’information.
     Traduit par bit (JORF), à prononcer « bi » comme le débit ; sous ce néologisme se cache en réalité un élément binaire ou un chiffre binaire, certains disent également unité binaire ; en américain, ce mot a été formé de la contraction de l’expression Binary digIT mais de signification courante = un peu, un bout, un morceau ; élément binaire, « e.b. » en abrégé, « bit », franglais ! Si l'on prononce sa consonne finale en français, c’est un mot qui choque : voici pour les personnes polies en général et les dames en particulier, littéralement un petit peu : un mot qui effraie, voilà pour les messieurs.
     Le sens correct est chiffre binaire pour un processeur ou un programme et élément binaire pour les communications ; le premier peut servir à représenter un chiffre binaire et le second le débit d'une communication selon l'unité de temps. Certains l'appellent un binon et d'autres un binaire, deux termes dérivés de l'adjectif binaire bien entendu. La CMTI l’avait traduit par élément binaire ou « bit » et défini comme l’information représentée par un symbole à deux valeurs, généralement notées 0 et 1, associées aux deux états d’un dispositif.
     En 1967, l'Union internationale des Chemins de Fer a recommandé de ne pas utiliser le terme « bit » à la place d'un « élément unitaire », ou de « moment », dans les transmissions de données bivalentes. IBM le traduit par bit, élément binaire, et le définit comme, en informatique, le chiffre de la base de numération deux, représenté par 0 ou 1, qui correspond à la plus petite unité d'information.

bug
erreur
erreur, substantif féminin en français, que certains ne traduisent pas et prononcent « bogue », mis au genre masculin ou féminin selon l’humeur des différentes personnes, ou même « beugue » avec l’accent du Midi : néologisme, *argotique* ; les non-anglophones prononcent benoîtement « bugue » comme si c'était un terme amérindien, par exemple en langage huron ou sioux (hug !) ; terme traduit par « défaut » chez Dell. Le Canard Enchaîné en fait pour sa part un terme masculin et l'écrit malicieusement « bog », comme si c'était un bouledogue écrit en abrégé : nom d'un chien ! Mais, en français normal, la bogue est l'enveloppe piquante de la châtaigne, dite chestnut husk en anglais ; seule l'homophonie peut expliquer cette dérive, sans arriver cependant à la justifier.
     Littéralement punaise, pour les Britanniques, ou simplement insecte, en général, pour les habitants des États-Unis ; l’ANDIP l’a défini comme une erreur humaine ou un mauvais fonctionnement ; certains l’ont définie comme l’écart entre une valeur ou condition calculée, observée ou mesurée, et la valeur ou la condition vraie, prescrite ou théorique correspondante ; la CMTI la traduit (mais peut-on parler de traduction ?) par « bogue » et l’a définie comme un défaut de conception ou de réalisation se manifestant par des anomalies de fonctionnement.
     C’était à l’origine l’animal mythique censé pénétrer dans les ordinateurs à tubes électroniques de la première génération et y provoquer des courts-circuits qui interrompaient l’exécution des programmes ; l'anecdote a été rapportée par Grace Murray HOPPER le jour où un technicien a vraiment trouvé un insecte dans un contact électrique défectueux de l’ordinateur MARK II le 9 septembre 1945 ; à noter que ce terme était déjà utilisé pendant la deuxième guerre mondiale pour évoquer les problèmes d’électronique des radars et même auparavant, dès l’époque de Thomas EDISON qui le cite en 1878, datant des années 1800 comme terme général d’ingénierie, puis dans le domaine de la téléphonie, pour expliquer la mauvaise qualité des communications vocales ; en fait, il s’agit d’une vieille expression britannique désignant un ennui. En argot des États-Unis, ce terme désigne toute erreur ou défaut dans une machine, un plan, un système.

click and mortar
boutique en ligne
littéralement clic (de souris) et mortier : entreprise commerciale traditionnelle également présente en ligne, une boutique physique ayant un site de téléachat ; cette expression est un exemple de jeu de mot sur brick and mortar, voir cette entrée, et de rétronyme, voir retronym.

computer
ordinateur
littéralement calculateur ; l’ISO l’a traduit autrefois par calculateur. La CMTI l’a défini comme un équipement informatique de traitement automatique de données comprenant les organes nécessaires à son fonctionnement autonome ; j'ajoute qu'il est programmable, sinon ce n'est qu'un simple automate électronique. L'Académie Française le définit comme une machine automatique qui permet d'effectuer, dans le cadre des programmes de structures préétablies, des ensembles d'opérations arithmétiques et logiques à des fins scientifiques, administratives ou comptable. Le dictionnaire en ligne de Multimania le définit en l'an 2000 comme une machine automatique capable de traiter des programmes ; j'ajoute encore qu'il est programmable.
     Ce néologisme a été créé en 1955 par J. PERRET, professeur de latin à la Sorbonne, signifiant « machine qui met en ordre » ; il était autrefois nommé en France « cerveau-machine » jusque dans les années 1960, puis « calculateur (électronique) » jusque dans les années 1970. Quelque temps après, la société IBM France prétendit breveter le néologisme « ordinateur », mais sans succès ; en effet, après quelques recherches, il lui fut répondu que c’était impossible, ce terme existant déjà depuis longtemps dans le langage religieux pour désigner quelqu’un conférant un ordre ecclésiastique, pensez à l’ordination des prêtres ; d'autres ont rappelé que l'on désignait ainsi la Divinité au Grand Siècle, pour désigner le Grand Architecte... Pour revenir à l’informatique, on définit l’ordinateur comme un automate algorithmique universel (j'ajoute : et programmable).
     Un ordinateur est l'équivalent fonctionnel d'un organisme interagissant avec le monde extérieur : il a un cerveau, le processeur ; une mémoire ; un coeur, l'horloge ; des organes des sens et d'action ; les entrées-sorties, voir I/O ; des périphériques, voir device, et des communications, voir communication. Il comporte donc au minimum un processeur, voir processor, jouant un rôle central et implanté au coeur d'un jeu de composants, voir chip set, de la mémoire, voir memory, une horloge, voir clock, et des périphériques, voir device, le tout alimenté par électricité, voir power ; équipé d'un système de base d'entrées-sorties, voir BIOS, il utilise un système d'exploitation, voir operating system, et fait fonctionner des logiciels, voir software, utilisant des données, voir data ; il peut disposer de moyens de communication, voir communication. Pour le reste, veuillez vous reporter à votre manuel habituel…
     On distingue historiquement trois générations d'ordinateurs : une première des années 1930-1940, utilisant des relais électriques et tubes à vide, voir ZUSE, ENIAC, EDSAC, IBM 705, CUBA ; une deuxième génération des années 1950 utilisant des diodes à transistor, comme les B60, GAMMA 3 et 60 de BULL ; enfin, une troisième depuis les années 1960, utilisant les transistors et les circuits intégrés, comme l'IBM 360 ; certains auteurs distinguent également une quatrième génération, équipée uniquement de circuits intégrés à haute intégration ; actuellement, il ne semble pas encore y avoir eu de cinquième génération, malgré le projet futuriste des Japonais dans les années 1980, basé sur l’emploi du langage Prolog ; notons par ailleurs que les micro-ordinateurs sont nés en 1973, voir TRUONG TRONG THI, et pullulent depuis.
     Une autre approche discerne trois générations fonctionnelles, selon leur logiciel : d'abord les machines à programmation externe, par exemple avec des tableaux de connexions ou de commutateurs ; puis la programmation en mémoire interne, ainsi que l'a réalisée Konrad ZUSE puis définie von NEUMANN, utilisant souvent des cartes perforées puis des bandes magnétiques comme mémoire externe ; enfin les machines possédant un système d'exploitation, voir operating system, utilisant des applications et équipées de disques ; on est passé ainsi au parallélisme et à la multiprogrammation, puis au multitâche ; enfin, certains classent à part les réseaux neuronaux, voir neural network.

computerphobic
ordinophobe
individu détestant les ordinateurs ; il existe de nombreux exemples de personnes souffrant de ce trouble de la personnalité, même dans les pays prétendus civilisés...

control
commande
terme traduit habituellement mais improprement par contrôle : franglais ! Ce terme signifie en réalité commande, mais également conduite et suivi des opérations, pilotage, direction, maîtrise, vérification, gestion, régulation ou encore asservissement en cybernétique, etc... mais presque jamais contrôle ; parfois traduit par ordre dans le vocabulaire de Windows 95.
     De son côté, un contrôle est en français une inspection, une vérification : comparaison avec une référence ou vérification d'une chose prévue ; il réalise selon le cas une observation de présence ou de survenue, une comparaison avec la prévision ou une vérification de l'existence d'une qualité demandée ou par extension la mesure de la chose, mais ne prend pas de décision qui serait suivie d'action. Le meilleur exemple d'un contrôle est le contrôle technique d'un véhicule automobile : ce dernier est-il conforme aux normes en vigueur ? Il en est de même de l'emploi d'un thermomètre pour surveiller une température : il y a alors mesure et donc possibilité de suivi ; si la valeur mesurée sort de la plage prévue, un système de régulation de la température peut alors se mettre en action pour la modifier.
     Malheureusement, de trop nombreuses personnes rendent le terme anglo-saxon également universel en français ; la répétition permanente de ce mot rappelle évidemment le « goddam » de BEAUMARCHAIS dans Le Mariage de Figaro, Acte III, scène 5 (extrait) :
(...)
« LE COMTE : J'avais... oui, j'avais quelque envie de t'emmener à Londres, courrier de dépêches... mais toutes réflexions faites...
« FIGARO : Monseigneur a changé d'avis ?
« LE COMTE : Premièrement, tu ne sais pas l'anglais.
« FIGARO : Je sais God-dam.
« LE COMTE : Je n'entends pas.
« FIGARO : Je dis que je sais God-dam.
« LE COMTE : Eh bien ?
« FIGARO : Diable ! C'est une belle langue que l'anglais, il en faut peu pour aller loin. Avec God-dam en Angleterre, on ne manque de rien nulle part. Voulez-vous tâter d'un bon poulet gras ? Entrez dans une taverne, et faites seulement ce geste au garçon. (Il tourne la broche.) Goddam ! on vous apporte un pied de boeuf salé sans pain. C'est admirable ! Aimez-vous à boire un coup d'excellent bourgogne ou de clairet ? Rien que celui-ci. (Il débouche une bouteille.) God-dam ! On vous sert un pot de bière, en bel étain, la mousse aux bords. Quelle satisfaction ! Rencontrez-vous une de ces jolies personnes, qui vont trottant menu, les yeux baissés, coudes en arrière et tortillant un peu des hanches? Mettez mignardement tous les doigts unis sur la bouche. Ah ! God-dam ! Elle vous sangle un soufflet de crocheteur. Preuve qu'elle entend. Les Anglais, à la vérité, ajoutent par-ci, par-là quelques autres mots en conversant ; mais il est bien aisé de voir que God-dam est le fond de la langue ; et si Monseigneur n'a pas d'autre motif de me laisser en Espagne... »
« LE COMTE, à part : Il veut venir à Londres (...) »

data
données
données, au sens strict ; attention : du point de vue grammatical, ce mot est un pluriel que les Américains traitent habituellement comme un singulier, donc un pluriel fort singulier diront les grammairiens ; ce sont des informations de nature numérique ou alphanumérique, représentées sous forme codée en vue d'y être enregistrées, traitées, conservées et communiquées et qui sont compréhensibles par la seule machine ; la CMTI tout comme IBM les ont définies comme la représentation d’une information sous une forme conventionnelle destinée à faciliter son traitement ; l'ISO l'a définie comme « fait ou notion représenté sous une forme conventionnelle convenant à une communication, une interprétation ou un traitement soit par l'homme, soit par des moyens automatiques ».
     C'est l'aliment de base de tout programme ; certains disent parfois information(s), ce qui est plus vague mais à usage humain seulement et élimine la notion de codage.
     En analyse des données, certains définissent les données comme des valeurs recueillies par enregistrement ou par interrogation, observation ou mesure, habituellement organisées pour l'analyse ou la prise de décision ; plus simplement, ils les définissent comme des faits, transactions et nombres.

e
e
nombre mathématique valant environ 2,71828... ; en pratique, c'est la limite inférieure du coefficient multiplicateur à appliquer à une durée estimée de développement ; ne pas confondre avec pi qui lui est supérieur et constitue la limite supérieure de la même durée

file
fichier
ensemble d’enregistrements associés, de même structure et traités comme une unité. L’ISO l’a défini comme un ensemble identifié d’enregistrements rangé en mémoire ou traité comme un tout ; les anciens disaient que c'est le lieu géométrique structuré et nommé de données formalisées, écrites sur des supports identiques et pouvant être traitées individuellement de façon systématique et itérative. IBM Canada le définit en avril 2000 comme, en informatique, un ensemble d'enregistrements, sous forme de document ou d'application, traités comme un tout qui porte un nom attribué par l'utilisateur au moment de sa création.
     Les informations y sont réparties dans des enregistrements de même structure et ne différant que par leur position dans le fichier et la valeur des donnés qu’ils contiennent ; ce terme désigne également l’ensemble des informations nécessaires pour utiliser le fichier à un moment donné : structure, format, etc... indépendamment de son contenu à un moment donné ; un fichier d’index est fréquemment associé à un fichier de données afin d'y accéder plus rapidement ; remarquons qu’un fichier peut être considéré en même temps du point de vue physique et logique.

GERNELLE François
personnage
ingénieur français en électronique né en 1945, inventeur en 1973 du premier micro-ordinateur au monde, le Micral, et du mot français correspondant, comme chef du développement dans l'équipe de l'entreprise française R2E dirigée par André TRUONG TRONG THI, voir ce nom, qu'il avait rejoint à sa création en 1972.
     Il a quitté R2E en 1983 pour créer sa propre entreprise mais n'a pas eu de réussite notable. Il lancera quelques années plus tard les serveurs multipostes FORUM sous le SE français Prologue qui n'auront qu'un succès d'estime.

game
jeu
jeu ; logiciel de jeu, « ludiciel » : néologisme ; parfois appelé partie dans le vocabulaire de Windows 95.
     Comme l'a rappelé une émission de France Culture dans les années 1990, on peut le classer en cinq catégories : de réflexion, de simulation, sportif, d’action ou arcade, de rôles et d’aventure ; à noter que jusqu’en 1994, sur les PC il était surtout destiné à MS-DOS et non Windows, du fait de la lenteur notoire des GDI Windows, mais ceci a changé dès 1995 grâce à WinG de Windows 95 ; puis Windows 98 a amélioré ceci.
     Remarque : les jeux représentent une bonne manière de tester un ordinateur, en particulier ses pilotes de périphériques, surtout s'ils font un large usage des images et du son.

hacker
passionné d'informatique
selon les informaticiens : mordu d'informatique, fanatique de l’informatique, passionné d'informatique, notamment des stations de travail ou de la micro-informatique ; au sens premier, c’est un magicien de la programmation, voir programming wizard. À l’origine, il produit un travail brut, à la hache, d’où le nom, aboutissant rapidement au travail demandé, même si c'est de manière parfois fort peu conventionnelle. Certains disent accro, d'autres mordu, féru (d'informatique), fouineur ou finaud, d'autres enfin accroc, oui, avec un « C » final ; y a-t-il un accroc dans la Toile (le Web selon certains francophiles acharnés) ? Voilà un trou dans le tissu, expression déchirante...
     La CSTIC propose de le traduire par fouineur et donne pour synonymes accroc, mordu et féru (d'informatique tous trois) ; elle le définit comme une personne dont les compétences particulières en informatique lui permettent d'intervenir sur le comportement d'un logiciel sans avoir à en comprendre le fonctionnement général (reprenant ainsi la définition en cours au Québec) ; chose rare, elle ajoute une autre définition, bien plus correcte selon mes informations : personne passionnée d'informatique qui, par jeu, curiosité, défi personnel ou souci de notoriété, sonde, au hasard plutôt qu'à l'aide de manuels techniques, les possibilités matérielles et logicielles des systèmes informatiques afin de pouvoir éventuellement s'y immiscer. Elle renvoie également à pirate informatique. Le tout sous sa responsabilité à elle... Nos cousins canadiens proposent également bidouilleur, ce qui semble trop péjoratif. Traduit par mordu de l'informatique, bidouilleur selon IBM Canada qui le définit en avril 2000 comme un informaticien amateur (sic !) qui se consacre à tester les possibilités matérielles et logicielles d'un ordinateur.
     Les vrais mordus d'informatique ne sont pas de cet avis. Pour les curieux, sachez que le dictionnaire collectif The New Hacker's Dictionary de Eric RAYMOND en donne une douzaine de définitions complémentaires. Selon la revue Byte, des É-U, dans le numéro spécial de ses 20 ans publié en décembre 1995 : « Les hackers sont de bons types, créant du logiciel remarquable en un temps record ; les crackers sont des hackers qui ont mal tourné ». Selon Eric S. RAYMOND, rédacteur du New Hacker's Dictionary, les premiers disent volontiers aux É-U des seconds que ce sont des dark-side hackers. Enfin Jerry POURNELLE a écrit en février 1996 : « Hackers au sens ancien : les créateur de choses intelligentes à faire avec les ordinateurs ».

HYATT Gilbert

inventeur américain de Californie, États-Unis, ayant déposé le premier brevet de microprocesseur, le 28 décembre 1970, comprenant une unité centrale, une mémoire de travail ou ensemble de registres et une mémoire morte sur un circuit intégré ; le prototype d’alors était réalisé à base de composants discrets, les circuits intégrés n’existant pas encore dans le commerce ; il a été également l'inventeur du mot américain « microcomputer » en 1968.
     Depuis, il a lutté pendant 20 ans contre Intel qui avait indépendamment produit industriellement le premier circuit intégré fin 1971, soit un an après lui, pour faire finalement reconnaître juridiquement ses droits d’invention avec succès ; il en résulte qu’il a désormais des redevances à régler par les fabricants sur les produits vendus depuis la reconnaissance de son brevet en 1991 !

information technology
informatique
littéralement techniques de l’information : l’informatique, périphrase normale aux É-U où l’on est obligé d’utiliser cette expression pour exprimer cette notion, n'ayant pas su ou pu créer de terme correspondant, de même que l'on parle d'un ordinateur en le traitant de calculateur, voir computer ; ce mot est sous-jacent dans automagically, l’informagique, néologisme que j'ai créé à cet usage au début des années 1990, sans savoir que Jean-Pierre Petit l'utilisait déjà au sujet d'Anselme Lanturlu découvrant l'ordinateur dans son livre l'Informagique, éditions Belin, en 1980 !
     En Europe, quasi-synonyme informatics, un mot qui fait sursauter les informaticiens des É-U mais est admis par les Britanniques et utilisé par les Euro-fonctionnaires de BRUXELLES ; en France, le mot informatique a été créé en 1962 par Philippe DREYFUS. Ne pas confondre avec le traitement des données, voir data processing, qui y est intégré, ni avec le système d'information, voir information system, qui est de niveau supérieur, ou encore la pompeuse science informatique, voir computer science, réservée au domaine universitaire.
     Les personnes cultivées font cependant observer que l'on confond ainsi à tort la technologie avec la technique, voir technology ; elles rappellent que, au sens étymologique, la technologie est le discours sur la technique et donc la technologie de l'information est celui sur celle de cette dernière (j'espère que vous me suivez sans peine), c'est-à-dire le discours sur la technique de l'information, donc sur l'informatique, autrement dit porte en particulier sur son vocabulaire ; celles qui ont des lettres font remarquer de plus que ce dernier a rapidement évolué, passant de plus en plus souvent de la terminologie gréco-latine à celle anglo-saxonne.
     La CMTI l’avait définie comme la science (NdlA : je dirais plus modestement la technique) du traitement rationnel, notamment par machines automatiques (mais pas obligatoirement, faisait-elle finement remarquer), de l’information considérée comme le support des connaissances humaines et des communications dans les domaines technique, économique et social ; dans les années 1990, on constate que cette ancienne définition doit maintenant être rectifiée en supprimant l’adverbe « notamment » et corrigée en indiquant qu’elle s’applique à tous les domaines de l'activité humaine, étant désormais à vocation universelle. La société Microsoft la définit pour sa part à un niveau plus élevé comme l'architecture, les structures et les processus constituant le coeur d'une stratégie de systèmes d'information ; elle précise que, traditionnellement, la responsabilité opérationnelle de la définition et du support de l'informatique était une fonction de l'organisation chargée des systèmes d'information (la direction informatique) ; elle ajoute que, cependant, avec le passage au mode client-serveur, cette responsabilité est partagée de manière croissante avec la ligne de produit, voir line-of-business, ou une organisation ou encore un groupe technique constitué séparément à cet effet.
     Remarque étonnée de l’auteur : encore de nos jours, bien qu’ayant co-inventé les choses dans les années 1940 avec les Britanniques et peu après les Allemands, voir ZUSE, les informaticiens des É-U n’ont toujours pas de terme spécifique pour désigner ce que nous appelons ordinateur ni non plus d’ailleurs pour l’informatique.

Java

logiciel consistant en un langage et un outil de développement pour le Web, produit par la société Sun, É-U ; lancé en 1995, son nom officiel est HotJava et son logotype une tasse de café fumante, voir programming fluid ; en effet, en argot américain, ce substantif désigne depuis longtemps le café comme chacun sait (tout comme chez nous le « Kawa » arabe devenu « caoua ») ; selon l'American Slang de Robert L. CHAPMAN, c'est un terme datant du milieu des années 1800, provenant du nom de l'île indonésienne de Java d'où le café était exporté. D'où les java beans, grains de café...
     Il a été créé de toutes pièces, contrairement au langage C++. Il présente une interface correspondant au système d'exploitation qui le supporte : Windows, MacOS, etc... C’est un langage de programmation qui se distingue en étant indépendant de toute plate-forme matérielle car reposant sur une machine virtuelle, voir Java virtual machine, tout comme feue la p-machine du USCD Pascal ; il est un langage interprété de manière dynamique de Sun Microsystems pour développer des applications en client-serveur pour le Web.
     Il permet nottament aux développeurs de serveurs Web d’étendre les capacités des navigateurs, voir browser, au delà de la seule vue de l’information ; ces derniers peuvent alors télédécharger des petits programmes appelés applets, tels des formulaires de saisie de données, tableur, animations et graphiques. Tout client peut alors avoir accès à l’application Java et toute application compatible avec lui est utilisable sans devoir être transportée sur un autre système. Il est presque gratuit pour l’utilisateur, suite au choix délibéré de Sun, et a été adopté avec enthousiasme par tous les acteurs majeurs de l’informatique en 1995-1996, y compris Microsoft, mais avec une machine virtuelle spécifique à Windows. En 1996, Microsoft lance une émulation nommée Jakarta, puis un concurrent, ActiveX, voir cette entrée.

joystick
manette de jeu
manette de jeu, « manche à balai » (pour un avion, mais les observateurs font remarquer que cette expression s'appliquait également déjà depuis des siècles aux sorcières pour voler ! Chacun son mode de sustentation) ; périphérique d'entrée, c'est un organe de saisie ; également traduit chez Dell par manette de commande ; dite manette de jeux chez IBM France, mars 2001, au pluriel s'il vous plaît !
     La CMTI l’a définie comme un dispositif de commande à plusieurs degrés de liberté servant à déplacer le curseur d’une « visu » (NdlA : comprenez un affichage) ; elle admet comme abréviation manche et comme synonyme poignée. Certains l’ont défini comme une manette pourvue au moins de deux degrés de liberté et servant d’organe d’entrée, le plus souvent comme releveur de coordonnées. IBM Canada la définit en avril 2000 comme, dans les jeux vidéos et en conception assistée par ordinateur (CAO), le dispositif de pointage constitué d'un levier vertical que l'on peut orienter dans toutes les directions pour déplacer le curseur très rapidement à l'écran.
     C’est un périphérique de commande à plusieurs degrés de liberté servant à déplacer le curseur à l’écran en mode graphique ; en option, il peut comporter des boutons dits de tir, servant à commander d’autres actions, boutons situés sur le manche lui-même ou sur son socle ; il peut prendre deux formes différentes : soit la plus simple, une banale tige de commande, levier articulé sur une embase, soit la plus évoluée, un vrai manche à balai comme pour le pilotage d’un avion. Il en existe même des variantes de luxe avec des palonniers pour le pilotage d’avion ou des pédales pour le pilotage d’une automobile.
     Il se connecte à une prise série ou à la carte son pour les ordinateurs qui en sont équipés.

knowledge
connaissances
connaissance(s), ce que certains traduisent par informations ou même distribution d'informations, on se demande pourquoi car la connaissance est structurée. On l'a définie de manière normalisée comme l'ensemble de faits, événements, règles d'inférence et heuristiques permettant à un programme de fonctionner intelligemment. D'autres la considèrent comme le produit d'un acte cognitif universellement contrôlable, sic !
     Elle a pour caractéristique de ne pas être figée et de ne pas être le domaine d’une élite chargée de l’organisation ; elle possède deux contraintes : celle d’être structurée en champs déterminés et répandue dans des groupes humains et celle d’être véhiculée par le langage humain. Pour cela, il faut distinguer la connaissance et le raisonnement.

Linux

clone du système d'exploitation Unix pour ordinateurs de type PC à processeur 386 ou supérieur, à bus ISA, PCI ou MCA ; c’est une version d'Unix complètement réécrite en 1990 par le finlandais Linus TORVALDS, voir cette entrée, conforme à POSIX, gratuite et fournie avec le code source, d’origine Internet ; elle n’est pas pour autant placée dans le domaine public : une partie du code est placée en general public license de la Free Software Fundation, voir ces entrées, d’autres parties proviennent de sources externes comme les BSD, mais toutes permettent la redistribution gratuite du moment que le code source est joint à l’application. Pour sa part, Richard STALLMAN insiste pour que l'on cite son nom complet : GNU/Linux.
     Il est distribué librement, tout comme GNU dont il relève ; l’ensemble du code source est fourni et on peut le charger gratuitement en ligne. Pour une distribution commerciale (sur disque optique), les frais demandés sont fort modestes, de l'ordre de trente dollars. L’ensemble du système d'exploitation représente un million et demi de lignes de code et n’occupe que trois ou quatre disques optiques, voir CD-ROM. Il était utilisé par un demi-million de personnes dans le monde en 1996 et sept millions en 1998, dix millions en 1999, suite à une progression géométrique de sa diffusion ; il supporte au moins une quinzaine de plates-formes matérielles différentes (dont les Macintosh, Sun, Mips, Alpha et IBM) et équipait déjà 4 % des PC installés fin 1999. Début 2001, on en connaissait déjà plus de 140 variantes.
     Il a été écrit par un Finlandais nommé Linus B. TORVALDS, voir ce nom, et une équipe de passionnés d’informatique de l’Université de Californie à BERKELEY, É-U ; le premier assure toujours la maintenance du noyau, mais le travail a été ensuite complété par des quantités de personnes, pour la plupart connectées sur Internet. Il est l’exemple de la mentalité d’Unix, à savoir la possibilité de paramétrer soi-même son système. Il a eu pour ancêtre conceptuel Minix, système d'exploitation semblable à Unix et inspiré par lui, placé dans le domaine public, mais comme le signale Serge ROSSI « Linux n'a pas une ligne de code en commun avec Minix. Les seuls points communs, c'est que le noyau Linux a été développé sur Minix en utilisant les outils GNU (essentiellement le compilateur gcc) ». Il a été un outil limité mais intéressant pour la formation. Ayant eu plusieurs auteurs, il possède différentes sources de distribution entre lesquelles il faut choisir car leurs qualités sont inégales. Dans les années 1990, il est désormais reconnu conforme à la norme POSIX.
     Sa version 1 a été diffusée en 1991; la version 2 de 1994 à 0,5 million d'exemplaires ; à l'automne 1998, on en était à la version 2.2, les produits commerciaux en découlant devant paraître début 2001 ; longtemps attendue, la version 2.4.0 paraît en janvier 2001, apportant une meilleure compatibilité avec les périphériques et des fonctions réseau plus évoluées.

literate programmer
programmeur sachant faire
selon Donald KNUTH, expert en la matière, il considère simultanément le comportement d’un programme et le rendu esthétique de son texte et de sa documentation.

logical
logique
le contraire de physique ; DISTINCTION FONDAMENTALE, toujours observée en informatique ; quiconque ne peut la faire restera toujours peu au fait des notions utilisées. Certains l'ont défini comme caractérisant un élément entrant dans la constitution d'un système comme une entité n'ayant pas nécessairement une réalité physique.

Love Bug

nom d'un macrovirus apparu en premier en mai 2000 en Europe, présumé provenir des Philippines ; c'est un ver informatique, voir worm, se reproduisant par Internet via le programme de messagerie électronique Outlook de Microsoft, exploitant une faille ouverte par l'activation des scénarii en JavaScript ; il se manifeste sous la forme d'un message électronique avec comme sujet « ILOVEYOU » et pour seul texte « kindly check the attached LOVELETTER coming from me » (NdlA : ayez la gentillesse de consulter la LETTRE D'AMOUR jointe qui vient de moi) ; il ajoute en pièce jointe un scénario en Visual BASIC (suffixe .VBS) LOVE-LETTER-FOR-YOU.TXT.VBS. Il s'active lorsque on ouvre le fichier joint et se reproduit alors dans des messages adressés à tous les 50 premiers enregistrements présents dans le carnet d'adresses du logiciel de messagerie ; de plus, il corrompt les fichiers musicaux MP3, ceux d'images JPEG, les fichiers HTML et VBS sur le système hôte pour y inscrire son code en VBS. Il agit de même pour le système de discussion en ligne mIRC. Il modifie la page d'ouverture du navigateur Web, Internet Explorer de Microsoft ; il tente en outre de télédécharger un fichier BUGFIX.EXE depuis quatre sites Internet, mais on ignore ce qu'il fait ensuite.

mainframe
grand système
(très) grand système, ordinateur central, site central, unité centrale de grand système, gros ordinateur selon IBM qui semble en apprécier l'embonpoint, appelé central chez BULL (comme pour le téléphone ?), coordinateur ailleurs ou centrale de traitement par certains, calculateur de haut de gamme selon d'autres, expression ancienne.
     L’ISO déconseille son usage dans le sens d’unité centrale ou unité de traitement et préconise celui de processing unit, voir cette entrée. La CIT l’appelle « macroordinateur », un terme qui sent trop le poisson au goût de certains... La CMTI l’a défini comme un ordinateur central de grande puissance possédant des mémoires de taille importante et apte à exécuter des opérations mettant en oeuvre de nombreux périphériques ; elle fait remarquer que ce terme recouvre notamment des notions telles que celles de grand système, gros ordinateur, grand serveur, ordinateur hôte, système central, etc...
     Dans les premiers temps, lors des années 1950 et 1960, il ressemblait à un gros poste de radio de l’époque, avec un panneau avant en métal ou même en bois... D’où son nom signifiant grande armoire. Puis on est passé à la fabrication en armoires métalliques. Certains spécialistes prévoyaient qu’à partir de 1995 il ressemblerait à un IBM MVS à fonctionnement parallèle, utilisé comme serveur car le coût du stockage y est le plus faible, et relié à des RS/6000 sous Unix car le coût d’une transaction y est cinq fois moins élevé. Si le prix du MIPS était de 60 000 dollars en 1992, il était déjà descendu à seulement 16 000 en 1995 et 10 000 à la fin des années 1990.
     Les experts signalent que les grands systèmes savent bien faire deux choses : effectuer du traitement transactionnel et stocker et distribuer en masse les données, le reste pouvant s'effectuer avec des micros ou mini-ordinateurs et des stations de travail en réseau. Grandeur et décadence : on estimait que 87 % des applications d’entreprise se faisaient sur grands systèmes en 1987, puis 67 % en 1992 et on prévoyait que ce serait seulement 50 % vers 1995 ; en outre, deux phénomènes se développent : downsizing, outsourcing, voir ces entrées, sans compter l'apparition des systèmes distribués et d'Internet.

MORENO Roland

inventeur Français né en 1945 au CAIRE, Égypte, créateur en 1974 de la carte à circuit intégré, ce que les journalistes français s'obtinent à appeler la « carte à puce », sans doute parce que cela les démange... Étant en avance sur son époque, elle n’a pas eu de succès immédiat ; il a fallu que les industriels japonais en apprennent l’existence et cherchent à qui en acheter la licence pour que son inventeur devienne célèbre ; mais les grands groupes industriels mondiaux ont préféré attendre sagement que ses brevets tombent dans le domaine public pour l’exploiter en masse sans payer de redevance ; ils ont déclaré par la suite que « le marché n’était pas prêt », le leur peut-être... En 1999, il invente l'Audionet, alliant carte à microprocesseur et Internet pour donner accès à l'ensemble des disques au niveau mondial tout en évitant le piratage.
     Personnage à la créativité remarquable, il a exposé certaines de ses conceptions sur l’information et son traitement dans son livre Théorie du Bordel Ambiant (pardon, Mesdames), publié en 1990.

network
réseau
réseau de transmission de données, collection hétérogène de points d’accès interconnectés avec une structure logicielle permettant la communication ; pour Internet, c’est un terme générique désignant des ordinateurs physiquement séparés connectés les uns aux autres au moyen de matériel et logiciel de télécommunication, voir net (the). Il permet le transfert de données de plusieurs types différents mais la surcharge logicielle prélève son tribut en termes de performances. Le premier exemple historique a été aux États-Unis l'ARPANET, conçu par la DARPA, qui a donné ensuite Internet, voir cette entrée ; en France il y eut, selon le Jargon Français version 2.6.301 du 04 octobre 1998 de Roland TRIQUE, Cyclades dans les années 1970, abandonné ensuite au profit de Transpac et du MINITEL.
     Un réseau se caractérise par le type de câble, la topologie et le protocole d’échange ; a) il permet la mise en commun de ressources et de périphériques ; contrairement à un grand système avec ses terminaux, il est mis en oeuvre par un système d'exploitation particulier dont une partie s’ajoute à celui de chaque poste connecté ; b) bien adapté à la transmission de données entre applications, il est par contre mal adapté à la vidéo et au son, même avec liaison par fibres optiques ; en effet, les paquets de données arrivent en désordre, au delà de l’acceptable pour ces derniers types d’applications ; voir également nyetwork.
     La meilleure mesure de la performance n’est pas la bande passante mais la vitesse de transmission de l’information ; les trois paramètres réglables sont la taille du paquet, le temps d’accès au support et la vitesse de transmission, c'est-à-dire la bande passante. En particulier, pour ATM, c’est le commutateur ATM.
     La sécurité pose problème à tous niveaux : stations de travail, serveurs de fichiers, support physique, composants, client-serveur, administration, authentification et autorisations, accidents, intégrité des données et modification de la gestion.

NEUMANN (von) Johan

mathématicien de culture allemande, originaire de Hongrie (1903 - 1957) ; esprit brillant et mathématicien prodige, il publie en 1932 ses Mathematische Grundlagen des Quantenmechanik ; il est devenu citoyen des É-U en 1937, où il s'est installé avant la Deuxième Guerre Mondiale, et appelé désormais John (ou même Johny) von NEUMANN, tout en tenant à conserver la prononciation de son nom à l'allemande ; certains vont même jusqu'à écrire son nom à l'américaine, NEWMAN, ce qui entre en collision avec le nom d'un autre personnage, britannique celui-là, voir ce nom.
     Il influença durablement l’informatique mondiale, y compris jusqu'à nos jours ; il fut :
1) auteur en 1944 d’une théorie des jeux avec Oskar MORGENSTERN, le point de départ de la recherche opérationnelle, d'abord sur papier, puis sur ordinateur ; voir également minimax ;
2) auteur en 1943 de l'idée d'une machine comportant une unité de calcul très rapide, une mémoire centrale et un programme enregistré ; il formalise en 1945-1946 la conception de la structure théorique des machines de traitement automatique de l’information, en clair le premier vrai ordinateur des États-Unis, dans un rapport interne décrivant le projet EDVAC, voir cette entrée : séparation des composants en unité de commande, voir control unit, mémoire, voir memory, unité arithmétique et logique, voir arithmetic unit, et périphériques d'entrée-sortie, voir input/output device. Il a également apporté l’idée de placer dans la machine les programmes avec les données, reprenant sans le savoir l'idée de Konrad ZUSE, voir ce nom ; dans cette conception, l'ordinateur est piloté par un programme enregistré dans sa propre mémoire, ce qui le distingue du calculateur dont le programme est câblé donc fixe ; il fut ainsi le créateur à partir de 1944-1946 de l’architecture des ordinateurs actuels avec H. GOLDSTINE et autres, voir ENIAC, EDVAC, SISD, SIMD ; selon eux, les connaissances correspondantes doivent tomber dans le domaine public, opinion contraire à celle de ECKERT et MAUCHLY, voir ces noms ;
3) inventeur des automates cellulaires, voir Life Game, espace quadrillé composé de cases évoluant de cycle en cycle selon une règle de transition valable pour toutes les cases, pouvant prendre 29 états différents.
     Il a également largement participé à l'effort d'armement nucléaire des É-U, pendant et après la deuxième guerre mondiale.

PC
ordinateur individuel
ordinateur individuel, marque déposée chez IBM par son concepteur Don ESTRIDGE conseillé par Bill GATES ; pour une signification plus large, voir l’entrée personal computer ; également traduit par péco selon le dictionnaire en ligne de Multimania en l'an 2000.
     Ce type de micro-ordinateur a été conçu à partir de 1978 et réalisé en 1980 chez IBM ; il n'avait rien de révolutionnaire mais surpassait les modèles de la fin des années 1970 de chez Apple, Commodore et Tandy : bus ISA, affichage numérique, disquettes de 5 1/4 pouces = 13,5 cm, équipé d’un processeur 8086/88 cadencé à 4,77 MHz, avec comme système d'exploitation au choix MS-DOS, CP/M 86 ou UCSD P-System ; il était monoprocesseur, mono-tâche, possédait 16 à 256 ko de mémoire vive à l’origine ; techniquement, c’était un dérivé de l’IBM System/23 Datamaster à processeur 8 éléments binaires Intel 8085 développé en interne mais jamais commercialisé. Lors de son apparition, il avait comme concurrents les trois modèles non compatibles avec lui XEROX Star, NCR Rainbow et Tandy 2000, voir ces entrées. Lancé le 12 août 1981 en version avec cassettes pour 1 565 dollars et 3 000 dollars avec une unité de disquettes, il a été copié par tous les clones à partir de 1983 comme OLIVETTI, Tandy 1000, Micral, les portables Compaq, Toshiba, etc... Il a dû son succès sur le marché d’abord au poids commercial d’IBM, ensuite à sa puissance avec le tableur Lotus 123. Il a été perfectionné par IBM en 1983 : PC-XT, 1984 : PC-AT et 1985 : PC-AT2, puis le concept en a échappé à IBM qui l’a abandonné et même condamné en 1987 pour produire les modèles PS/2 ; le standard lui a alors échappé...
     Sa conception a été effectuée sur le plan théorique par un jeune informaticien extérieur à la compagnie nommé Bill GATES, voir ce nom, mais a été réalisée par les ingénieurs d’IBM sous la direction de Don ESTRIDGE ; il souffre cependant de défauts conceptuels qui se sont révélés pénalisants quelques années après son lancement : 1) il utilise un modèle de mémoire avec segmentation, les données devant être transférées par blocs de 64 Ko maximum, au lieu d’un adressage à plat, voir flat memory model, Windows 95 ; 2) la zone du système d'exploitation en mémoire vive a été fixée une fois pour toutes entre 640 Ko et 1 Mo, au lieu de la placer en haut de la mémoire vive quelle qu’en soit la taille comme ceci se faisait déjà sur des matériels préexistants, ce qui obligera par la suite à contourner cette limitation par des artifices logiciels comme l’EMS et la XMS ; 3) les interruptions IRQ ne sont pas partageables, un besoin qui n’était pas prévisible dans les années 1980 du fait du coût élevé des périphériques ; 4) le clavier contient un processeur dont la présence et le fonctionnement continu sont indispensables à la marche de l’unité centrale pour gérer la mémoire vive, voir également A20 ; 5) enfin, il rend obligatoire le paramétrage de tout matériel ajouté à la configuration de base, contrairement au Macintosh qui est cependant plus cher ; mais ce défaut a été contourné dans les années 1990, voir PnP, Windows 95.
     La petite histoire affirme que le président d’IBM d'alors, voyant le modèle original, a dit : « Il ne marchera jamais commercialement ; les grands systèmes domineront toujours. Dites-moi pourquoi les gens achèteraient encore des actions de la compagnie » : sans commentaire...

physical
physique
physique, en général ; l'opposé de logique. DISTINCTION FONDAMENTALE, toujours observée en informatique ; quiconque ne peut la faire restera toujours peu au fait des notions utilisées ; certains l'ont défini comme qualifiant un élément ou dispositif entrant dans la composition d'un système et identifiant un composant ayant une réalité physique.

query
interrogation
interrogation, consultation ; en pratique, pour les bases de données, elle retourne un ensemble d’enregistrements répondant aux critères d’interrogation ; à un niveau supérieur, elle peut de plus effectuer une action sur un ensemble spécifié d’enregistrements. La société Microsoft la traduit par requête (terme juridique en français), et la définit comme une instruction formalisée qui soit retourne un ensemble d'enregistrements, soit effectue une action spécifiée sur un ensemble d'enregistrements comme indiqué dans une requête ; elle ajoute que l'on peut créer et lancer des requêtes de sélection, d'action, de mise en table croisée, voir crosstab, de paramètres et spécifiques à SQL.

robust operation
opération robuste
opération qui peut être interrompue sans danger pour le fonctionnement du système d'exploitation : par exemple dans MS-DOS, comme CHKDSK, DEFRAG, ou Windows avec ScanDisk. En pratique, elle conserve toujours un exemplaire des données sur le disque, malgré les écritures et déplacements, pour des raisons évidentes de sécurité, et ne la supprime que lorsque l'opération s'est bien achevée.

routing
routage
au sens technique strict, le routage est la fonction globale concernant tout le réseau tel que vu par les systèmes terminaux ou ETTD ; ne pas confondre avec l'acheminement, voir circuit routing, qui est la réalisation locale au niveau du nœud de réseau conduisant la communication ou le message vers la destination prévue, par exemple au niveau des commutateurs, voir switch, central office.

run
exécuter
lancer l'exécution, faire exécuter : un programme, pas un condamné protestent les gens de chez Apple ; dans le vocabulaire de Microsoft Exchange, traduit selon le cas par démarrer (comme dans la marine) ou par être exécuté.

run
s'exécuter
fonctionner, s'exécuter, verbe intransitif ; être en cours d'exécution dans le vocabulaire de Windows 95 ; certains comme IBM disent tourner, sans préciser dans quel sens : à droite ou à gauche ? D'autres disent même rouler, comme une voiture : bon voyage !

scumware
logiciel voleur de trafic
littéralement logiciel crasseux : logiciel permettant de détourner le trafic d'un autre site vers le sien ; il arrive souvent sous la forme d'un complément logiciel s'intégrant au navigateur Internet de sa victime et à son insu, par exemple TopText, Gator, Melting Point ou Surf+ ; en pratique, il modifie les pages Internet, mettant en valeur en ajoutant avec un surlignement en jaune des origines de liens sur tous les mots clés sélectionnés par le fournisseur du logiciel intrus ; les annonceurs paient pour chaque clic ainsi généré sur ces mots-clés.
     C'est donc du vol éhonté de trafic sur Internet, même si les promoteurs de cette pratique affirment n'utiliser que le recouvrement, voir overlay, que les utilisateurs ont choisi de télédécharger le logiciel et que cette pratique ne modifie pas le contenu réel du site. Mais ce qui compte c'est d'une part ce que voit l'utilisateur ainsi trompé à son insu et d'autre part le préjudice du propriétaire du site dont le trafic s'évapore.
     Alors, comment s'en défendre ? Il faut d'abord détecter si son ordinateur héberge involontairement un tel logiciel, par exemple en allant sur la page http://www.whirlywiryweb.com/q/ezulasurf.asp. Ensuite, installer un scénario empêchant un tel logiciel de fonctionner, par exemple la ligne HTML suivante : < META NAME="MSSmartTagsPreventParsing" CONTENT="TRUE" >. Puis ajouter du code sur les pages de son site pour rediriger les visiteurs infectés vers une page de mise en garde, comme la page d'accueil de mon site http://www.de-solliers.fr. Enfin avertir les visiteurs de son site et, pourquoi pas, signer une pétition contre ce genre de logiciel pernicieux.
     Remarque : cette notion est également à la base des signets intelligents de Microsoft, voir smart tag.

software
logiciel
ensemble des programmes, procédures, règles et éventuellement des documents et données associées relatifs au fonctionnement d’un ensemble applicatif de traitement automatisé de données. La CMTI l’a défini comme un ensemble de programmes, procédés et règles et éventuellement de la documentation relatifs au fonctionnement d’un ensemble de traitement de données. Le terme français a été créé par Philippe RENARD au début des années 1970 pour une commission de terminologie, peut-être en 1974 ; il dérive de la racine logi- (du grec logos = le discours) à laquelle s'ajoute le suffixe -ciel (relatif à, comme dans circonstanciel), ce qui en fait malheureusement un mot déséquilibré au sens de notre langue ; quoi qu'il en soit, il a été rapidement adopté.
     Le terme américain est basé sur un jeu de mot, créé par les informaticiens des É-U dans les lointaines années 1950, par opposition à hardware, le matériel, terme du vocabulaire courant : l'antinomie est évidente entre ce qui est mou et dur ; le suffixe est le même, -ware désignant une chose.
     Du point de vue juridique, il est protégé aux É-U comme produit et marque déposée, voir trademark, parfois également par un brevet, voir patent, donc pour son algorithme ; en Europe et donc en France, il est couvert par la protection des oeuvres littéraires et artistiques, donc pour la seule expression de son code, voir copyright.

table
table
table, tableau : organisation en deux dimensions d'éléments de données permettant d'associer des attributs à un élément de données ; en général, c'est une collection d'enregistrements de même type ou entrée, chacun d'eux comprenant un élément de données primaire, la clé de recherche, et des éléments de données associés, les attributs ; les modalités de recherche dans une table dépendent du nombre d'enregistrement et de la valeur que peut prendre la clé de recherche, par exemple recherche séquentielle, par dichotomie, par utilisation d'une fonction de hachage.

TRUONG TRONG THI André

informaticien français, directeur de l'entreprise R2E comprenant François GERNELLE qui a inventé le premier micro-ordinateur commercialisé complet dans le monde en février 1973 (à l’occasion, ce dernier a inventé simultanément le nom français et l’objet) et Philippe KAHN qui l'a programmé en assembleur Intel 8008 : le MICRAL, voir ce nom. L'objet fut diffusé commercialement en France en mai 1973 par sa société R2E, soit peu après le MITS ALTAIR aux É-U, mais ce dernier était livré en pièces détachées, à monter soi-même, c’est-à-dire des années avant le trio Apple, COMMODORE et TANDY, apparus en 1976, cités dans l’ordre alphabétique pour ne favoriser personne : qu’on se le dise ! Il importe donc qu’il soit cité dans tous les dictionnaires d’informatique dignes de ce nom, français ou étrangers, donc dans le présent ouvrage...
     Personnage discret, il avait annoncé dès le milieu des années 1980 que les compatibles IBM PC allaient dominer la micro-informatique, chose avérée ensuite ; dix ans plus tard, il croit fermement à l’avènement du Network Computer qu’il préfère baptiser le « Maxitel » par opposition au Minitel national... mais estime que les japonais vont gagner cette bataille industrielle !

TURING Alan Mathison

mathématicien britannique (1912 - 1954) ; en 1936, il a démontré qu’il est impossible de discerner a priori le vrai du faux.
     La même année 1936, il précisa le concept de calculabilité et fut l’inventeur du principe de la « machine algorithmique », à la base de tous les ordinateurs actuels, voir computer ; machine axiomatique au sens des philosophes grecs, elle dispose d’une tête qui peut lire et écrire sur une bande de longueur infinie portant des symboles d’un alphabet fini ; elle peut prendre un état parmi plusieurs ; elle comprend un programme séquentiel déterminé qui fixe le travail à exécuter ; chaque instruction du programme est de la forme : si vous êtes dans l’état X et lisez l’instruction Y, alors effectuez l’action A et mettez-vous dans l’état Z ; l’action A peut être : lire un symbole, l’écrire, déplacer la tête d’une instruction ; les états comprennent l’arrêt de l’exécution ; une instruction est représentée par 4 caractères ; par conséquent, la signification d’un caractère dans le programme dépend de sa position sur la bande = notion d’adresse en mémoire. L'état de la tête varie selon le contenu de la case lue précédemment. Cette époque fut également mais indépendamment celle des conceptions de L. COUFFIGNAL en France et des réalisations de Konrad ZUSE en Allemagne, voir ces entrées, chacun ignorant alors tout des travaux de l'autre.
     En 1937, il réalise un multiplicateur électrique à relais.
     Il a également travaillé sur les questions du chiffrement et du déchiffrement des messages par machine depuis le début de la deuxième guerre mondiale ; il construit ainsi une « bombe », machine logique à relais, au printemps 1940, voir bomba, Enigma ; il contribua au déchiffrement de la version navale d'Enigma en 1941 et, dès 1942, il put déchiffrer la plupart des messages de la machine allemande Enigma, voir ce nom, et ira livrer les plans de sa machine aux É-U ; au R-U, cette dernière donnera naissance à partir de 1943 aux machines Robinson et Colossus. En outre, il s'est intéressé au codage de la parole et a construit la machine Dalila en 1945 qui ne servira pas, la guerre se terminant.
     Fin 1945, il présente un projet de machine électronique universelle appelée ACE pour automatic computing engine. En 1950, il publie un article célèbre : l'ordinateur et l'intelligence, où il expose le projet de ce que l'on appellera plus tard l'intelligence artificielle. En 1952, il en publie un autre sur la morphogenèse.
     Malheureusement, il s'est suicidé en 1954 pour des raisons totalement étrangères à l'informatique.

utility
utilitaire
utilitaire, outil logiciel, à usage général ; il vient compléter ou améliorer un système d'exploitation ou un logiciel ; soit il apporte un meilleur usage du matériel, mémoire vive ou disque, soit il modifie l'interface utilisateur ; il peut également faire fonctionner le système plus vite ou ajouter des fonctions absentes en version d'origine ; ses fonctions sont parfois intégrées dans les versions suivantes du produit de base, voir cycle of reincarnation ; mais alors les utilisateurs en demandent parfois encore d'autres ; dans le vocabulaire de Microsoft Word 7, on dit outil, programme utilitaire.

V.92

norme de modem analogique fonctionnant à 56 Kebps en réception et 48 en émission ; c'est une norme de l'UIT-T, organisme international de normalisation en matière de transmission de données et de télécommunications, adoptée en juillet 2000 pour succéder à la V.90 ; accélérant la vitesse d'émission des données, elle autorise la mise en attente des transferts de données pour prendre un appel vocal entrant et raccourcit la durée d'établissement de la connexion.

ZUSE Konrad

Allemand (1910-1995) ingénieur en mécanique de l’Institut polytechnique de Berlin-Charlottenburg, spécialisé en fabrication mécanique dans le domaine aéronautique ; il fut un pionnier de l'informatique mondiale et conçut toute une série d'ordinateurs en Allemagne, des années 1930 à 1960.
     Très jeune, il a étudié les travaux de BABBAGE, voir ce nom. Il a conçu en 1934, construit en 1936 et achevé en 1938 à son domicile avec l'aide de ses proches la fabrication du calculateur Versuchmodell I (modèle expérimental numéro un), abrégé en V1 sans que ceci ait un rapport avec les armes de destruction massive qui n'existaient pas encore ; calculateur mécanique employant la notation binaire, il disposait d'une mémoire et était programmable au moyen d'une bande de film photographique perforé, travaillant en virgule flottante par représentation semi-logarithmique ; il était doté d'un clavier pour la saisie et de voyants lumineux pour l'affichage des résultats. Remarque : la même année, Alan TURING présentait indépendamment son ordinateur théorique.
     Ensuite, il a construit en 1939 avec son ami Helmut SCHREYER le petit prototype V2, calculateur électromécanique, rebaptisé Z2 après la guerre, travail interrompu lorsque ZUSE fut appelé sous les drapeaux, puis terminé ensuite ; il le présenta au DVL (Deutsche Versuchsanstalt fur Luftfahrt = institut de recherches aéronautiques) qui l'autorisera à continuer ses recherches.
     Puis ce furent les machines opérationnelles, d'abord le Z3 achevé en 1941 aux usines Henkel, également machine à relais électromécaniques y compris pour sa mémoire ; une addition demandait une demi seconde, soit une vitesse comparable à celle du calculateur Mark I des États-Unis. Arnold FAST, un mathématicien aveugle engagé par Konrad ZUSE, va programmer ce premier ordinateur binaire du monde. Mais les bombardements alliés sur BERLIN détruisirent toutes ses machines et même sa petite usine en avril 1945 ; vu son importance historique, une réplique fonctionnelle en fut construite 20 ans plus tard.
     Suivit le Z4, conçu en 1942 et construit en 1945, bien plus puissant : mémoire de 1 024 mots, plusieurs unités de cartes perforées (perforatrices et lecteur) et des systèmes de traduction d'adresse et de branchement conditionnel. Mais les autorités nazies ne l'aidèrent jamais dans son travail et lui refusèrent les tubes à vide qu'il demandait pour remplacer les relais électromécaniques, expliquant que c'était inutile, la fin de la guerre était proche (dans leur esprit, la victoire de l'Allemagne sur les Alliés : comme quoi tout le monde peut se tromper !) Réfugié à la fin de la guerre à HINTERSTEIN en Allgäu, Bavière, avec son dernier modèle, il achève en un an la mise au point du Z4 dans sa cave, capable d'effectuer une certaine forme de parallélisme du calcul. Les troupes alliées recherchant les armes secrètes allemandes et qui examinèrent son ordinateur Z4 n'en virent pas l'intérêt, bien que ce fut alors le seul ordinateur d'Europe continentale.
     Son pays étant après-guerre interdit de recherche dans les techniques de pointe, il fut le concepteur en 1942 puis réalisa en 1945-1946, lorsque il était réfugié dans les Alpes Bavaroises, le langage informatique Plankalkül, voir cette entrée, historiquement le premier langage de haut niveau, algorithmique, destiné à de futurs ordinateurs plus évolués, encore à créer ; il a été notamment appliqué aux problèmes mathématiques à résoudre dans les bureaux d'études. Son manuscrit a finalement été publié en 1972 ; certains y ont vu le précurseur du langage ALGOL, d'autres même des langages orientés objets comme Prolog ; certains y voient une source lointaine du langage Eiffel ; quoi qu'il en soit, il a servi sur ses différentes machines depuis le Z4 en 1950 (la série ira jusqu'au Z32 dans les années 1960). ZUSE prévoyait de construire des ordinateurs qu'il qualifiait de logistiques, car destinés à la résolution de problèmes par les ingénieurs ; ces problèmes devaient être programmés en Plakalkul.
     Malheureusement, il a dû mener une longue bataille pour tenter de faire reconnaître après coup ses inventions et réalisations par brevet sans en avoir les moyens financiers, de 1938 à 1967, année où il perdit définitivement la partie ; en effet, on lui répondit officiellement que ses créations se contentaient d'utiliser des composants déjà existants, argument que l'on devrait donc également opposer à tous les autres créateurs d'ordinateurs, mais on semble avoir oublié de le faire ; on doit regretter à ce sujet que les dépôts de brevets de ses concurrents ne semblaient pas avoir été précédés de recherches sérieuses d'antériorité tenant compte de ses publications et réalisations pratiques depuis les années 1930-1940, ce qui a pour effet de fragiliser par la suite fondamentalement (je pèse mes mots...) tout système de prise de brevets en informatique dans le monde.

zzzz
zzzz
le symbole du sommeil, fréquent dans la langue courante et les bandes dessinées, prononcé /zizz/ ; malheureusement, la version pour les É-U du traitement de texte Word 7.0 pour Windows proposait dans son correcteur orthographique de le remplacer par « sex » ; c'est freudien ! Qu'en pense Zazie ?
     Remarque ; en France, on le transcrit plus sagement par RRRRRRR, avec comme symbole graphique une scie coupant du bois ; à chacun ses références culturelles !

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Frédéric de SOLLIERS



Vous avez pu découvrir ci-dessus quelques brefs extraits de mon
dictionnaire encyclopédique anglais vers français d'informatique (1)
présent sur le LexPro version 3.1 de La Maison du Dictionnaire
(paru en décembre 2002)



100 000 entrées
soit 3,8 millions de mots sur 9 000 pages de texte, avec un appareil lexicographique comprenant, selon leurs différents domaines d'emploi, les traductions, définitions et explications techniques nécessaires, ainsi que genre grammatical, source, synonyme, antonyme et autres renvois.
La traduction est indexée pour permettre une recherche en sens inverse.
Il comporte les traductions officielles en France, celles publiées au Journal Officiel, et cite celles spécifiques à d'autres pays du monde francophone.
     Prochaine version en préparation : déjà 150 000 entrées.

     Ce dictionnaire se destine à tout utilisateur confronté à un texte informatique en anglo-américain, du débutant au praticien chevronné et quel que soit son âge, que ce soit dans sa vie professionnelle ou personnelle, ayant envie de comprendre le sujet et besoin d’une aide pour traduire et maîtriser le vocabulaire informatique actuel dans toutes ses composantes.

     Cet ouvrage s'adresse à tous : gardez-le à portée de la main, toujours pour vous aider, souvent pour vous instruire, parfois pour vous faire sourire...


La Maison du Dictionnaire



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ARFE-CURSUS Société des Gens De Lettres Commission Spécialisée de Terminologie et de Néologie de l'Informatique et des Composants Electroniques


(1) Classé parmi les dictionnaires d'informatique anglais vers français par le site
http://www.lexicool.com , annuaire de dictionnaires bilingues et multilingues,
pour les seules 50 entrées présentes sur cette page.



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NOTE POUR LES UTILISATEURS MÉCONTENTS

(en France, il y en a toujours !)


     Tout d'abord, je dois répondre à deux questions que vous pourriez me poser.

     En effet, ce dictionnaire est dans le seul sens anglais vers français, ce qui fait que certains pourraient m'en demander la raison. Je dois leur répondre que, même si je le voulais et le pouvais, je pense tout simplement ne pas avoir le temps de traduire le tout : il m'a fallu une bonne quinzaine d'années de travail pour créer plus de cent mille entrées totalisant au moins neuf mille pages de texte (comprenant traduction, définition, explications techniques, appareillage lexicographique) ; le tout représente un volume énorme et, à raison de dix pages au mieux par jour, je vous laisse le soin de calculer combien d'années de travail exclusivement consacré à cette tâche me demanderait sa traduction complète. Pour me faire pardonner ce manque, j'ai ajouté l'indexation des traductions, destinée à ceux qui ont besoin de travailler dans le sens du français vers l'anglais.

     Vous pourriez de même me demander pourquoi je n'y ai inclus aucune illustration, que ce soit sous forme d'images, schémas, vidéo ou autre, ce qui le rend un peu trop austère, pour ne pas dire triste ; je dois répondre là aussi que cela me demanderait également beaucoup trop de temps pour la créer moi-même ou en acquérir le droit d'usage commercial. J'en suis désolé pour ceux qui raffolent des encyclopédies illustrées comme celles publiées depuis les années 1990 sur disque optique (voir CD-ROM) et devenues très à la mode depuis...

     Malheureusement, j'ai d'autres activités qui demandent une partie de mon temps.

*          *
*


     Ensuite, il se peut malheureusement que ce dictionnaire vous paraisse incomplet, ce qui est gênant, ou inexact, ce qui est grave. M’attendant donc à recevoir critiques et reproches, je tiens à répondre par avance aux unes et aux autres.

     D’une part, soyez réalistes dans vos exigences et gardez à l’esprit la règle des 20/80 : 80 % de ce que vous cherchez le plus fréquemment se trouve dans seulement 20 % du volume total de ce que vous utilisez ; sinon, en voulant être plus complet, le volume des 20 % supplémentaires recherchés risque d’enfler démesurément, voyez les entrées ninety-ninety rule et ninety-ten rule, de même que le travail correspondant de collecte d’informations, de détection, de compréhension, de traduction et de rédaction.

     D’autre part, j’espère bénéficier de votre indulgence car cet ouvrage est le fait d'un seul homme ; sachez que, comme tout produit du travail humain, ce dictionnaire ne saurait être sans reproche puisque la perfection n’est pas de ce monde ; bien qu’il soit fréquemment mis à jour et enrichi, parce que la technique évolue et donc le vocabulaire également, il restera toujours perfectible, maintenant et à l’avenir.

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     Cet ouvrage pourra, bien sûr, être amendé, corrigé, bonifié, complété et étendu grâce aux remarques, critiques - si possible constructives - et suggestions que vous voudrez bien me faire parvenir. Pour cela, je vous saurais gré d’argumenter vos correspondances, de préciser le contexte et le domaine d’emploi, de citer un exemple réel d’utilisation des termes et expressions que vous jugez fautifs ou absents ici (avec la citation intégrale d’un paragraphe significatif), et, surtout, de joindre la traduction et la définition précise que vous en proposez.

     Proclamer que vous n'êtes pas d'accord sur tel point avec mon ouvrage ne peut que me heurter inutilement ; dire en quoi est plus concret ; ajouter pourquoi et en quoi est une attitude constructive qui fait progresser la connaissance dans l'intérêt de tous. Nul ne peut prétendre être à la fois omniscient et infaillible ; j’accepterai volontiers de discuter vos propositions qui seront toujours les bienvenues pour contribuer à améliorer le présent dictionnaire.

     Je souhaite que s’instaure ce genre de dialogue pour le plus grand bien de ses lectrices et lecteurs.

     Comme le disait BOILEAU, dans l’Art Poétique :

          « Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage ;
          « Polissez-le sans cesse et le repolissez... »



     Dictionnaire établi à partir de nombreuses sources, travail commencé le 1er avril 1986 (non, ce n’est pas un poisson !)

     Frédéric de SOLLIERS

     RUEIL-MALMAISON, juillet 2002



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